

Après avoir acheté les cadeaux nous voila de retour chez Guillaume en début d’après midi, Rachel est un peu stressée car elle a la pression sur la cuisine qu’elle veut faire pour ce soir, nous on en profite pour la taquiner un peu et lui mettre encore plus la pression mais ça va elle tient le coup face à nos remarques… Eh Eh Eh Rachel ça me manque de t’embêter un peu !!!
Elle part avant nous au village pour faire les dernières courses et rejoindre la famille de Victor. Nous on fait une tite sieste avant de nous habiller (attention tout beau les mecs, Jean & Chemise pour l’occasion) et nous voila parti chez Victor. On marche 10 minutes sur le bord de la route que nous voila dans un orage de fou et une pluie battante !!! ça va faire 4 mois qu’il n a pas plu a San Carlos et voila que le soir de Noël ou on décide de bien s’habiller en plus, il pleut des cordes !!!
On s’abrite sous un arbre en attendant qu’une voiture passe, au final c’est le pick up du maire de San Carlos qui nous embarquera jusqu’au village.
MALHEUREUSEMENT IL N Y AURA AUCUNES PHOTOS DE NOËL FAUTE DE BATTERIE DANS MON APPAREIL, OUI JE SAIS…
Bref en tout cas même si il n y a pas de photos pour cette fois ci, on a passe un super Noël, Victor nous a préparé un petit cochon de lait cuit au four traditionnel (un peu long quand même a cuire mais heureusement Rachel a assure son cake aux jambon, FIN BON !!!)
jan
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Me voila de retour à Cafayate au milieu des montagnes, j’arrive en fin d’après midi, après d’interminables heures de bus, dans des paysages magnifiques heureusement.
En descendant du bus je sens instantanément que je suis bien dans cet endroit, l’air ambiant est pur, la petite ville de Cafayate est calme et dépourvue de stress ; Comme dirait Bob Marley : « the Natural Mystic blow into the air… ».
Le temps de faire quelques courses à droite à gauche et je saute dans un Remis (nom donné aux taxis en Argentine), il me faut négocier un peu avec le gars car normalement le Remis ne fait seulement que les allé–retours entre Cafayate et San Carlos distant d’une vingtaine de kilomètres. Je lui propose 5 pesos de plus et rigole un peu avec lui en lui expliquant que je vais habiter chez un pote blanc (appelé Gringo ici quand tu es blanc) qui vit ici depuis 2ans dans une petite maison isolée de tout sans eau et sans électricité ; alors là ça les faits bien rire en général, car ils se demandent pourquoi un gringo qui a de l’argent « s’emmerde » à aller vivre sans eau et sans électricité alors qu’il pourrait aller dans un bel hôtel dans le centre ville !!! Un peu dur à expliquer que c’est seulement un besoin de retour aux racines Calédoniennes, un peu comme à la tribu chez nous…
J’arrive chez Guillaume et Rachel le mardi 22 décembre, deux jours avant le réveillon. Rachel que j’avais rencontré dans le bus la première fois avec Jeandot et qui a continué de voyager avec nous, est revenue s’installer chez Berger à San Carlos. D’ailleurs j’ai vu le changement qu’il y a eu à la maison en arrivant !!!
Il y avait des fleurs partout, elle avait fabriqué une petite étagère pour poser les savons, les shampoings et accrocher un petit miroir (qui d’ailleurs remplace aujourd’hui le CD tout rayé qui nous permettait de se regarder dedans la première fois), elle avait acheté un râteau pour ratisser tous ces piquants qui t’astiquaient les pieds à longueur de journée, maintenant on pouvait presque marcher pied nu.
Guillaume avait quand même fait sa part de boulot, le pillard que nous avions commencé en coulant la dalle était maintenant achevé, il n’attendait plus que l’arrivée de la mairie pour venir connecter le câble électrique.
Il avait aussi réparé son four à pain qui était complètement écroulé quand il a acheté le terrain, d’ailleurs ça nous a permis par la suite de faire d’excellente pizzas, de délicieux gâteaux au chocolat et même des petits sablés pour le petit déjeuner. La classe !!!!
Bref j’étais vraiment content de voir qu’en 3 semaines, la maison avait encore pris une autre forme de vie. Guillaume et Rachel étaient contents que je sois avec eux 2 jours avant les fêtes et moi encore plus…
Je m’installe dans la deuxième pièce à côté de leur chambre. Après avoir passé un bon coup de balai je pose mon matelas sur les galets de rivière que guillaume avait posé en guise de carrelage sur le sol, l’avantage des galets c’est que ça donne un peu de fraicheur dans la pièce, ce qui ma permis de faire quelques grasses mat…
Première soirée fut pour nous une nuit blanche de retrouvailles en compagnie de notre vieux pote Johnny qui Keep Walking toujours, je n’avais jamais eu l’occasion de voir le levé du jour sur la Cordillère, c’est vrai que ça ne vaut pas le couché qui fait ressortir les couleurs rougeâtres de la montagne, mais c’est quand même un moment intense quand le soleil est encore caché et qu’il donne une couleur aux nuages qui flottent sur cette Cordillère. Malheureusement ça ne dure que quelques minutes après il fait une chaleur à mourir qui t’empêche d’aller te recoucher.
C’est pas tout d’avoir fêté les retrouvailles toute la nuit mais maintenant y a du boulot !!! Guillaume déjà la première fois que je suis venu, voulait construire un petit faré derrière sa maison de façon à pouvoir profiter pleinement du couché de soleil sur les montagnes. Il avait commencé à poser les 4 poteaux principaux mais n’avait pas encore terminé. On décide de se relancer dans la construction du faré.
Allé Hop c’est parti !!! Chacun un chapeau, un peu d’eau (et oui là il fallait !!!) j’enfile mon slip jaune de travail, une petite photo pour vous montrer qu’on bosse quand même chez Berger, même si le dicton c’est « Doucement le matin et pas trop vite le soir »….
On commence par peler les Cagnas (sorte de petits bambous qui vont nous permettre de construire la toiture) et on les fixes sur le toit en les tressant avec du fil de fer fin.
C’est très long à faire car les bambous sont très petits et il faut bien les serrer entre eux si l’on veut que le toit ne laisse pas passer trop de soleil (je ne vais pas parler de la pluie car il ne pleut pas à San Carlos !!!)
10h du mat le soleil est bien haut dans le ciel et il commence à faire vraiment chaud, impossible de travailler, on va faire un saut à la rivière ça nous fera du bien.
En général l’activité à San Carlos commence tôt le matin, s’arrête vers 10h et reprend en fin de journée vers 17h à cause de la chaleur qui est assommante. Au début je me disais « ils sont feignants les mecs quand même !!! » mais après tu comprends pourquoi…
Comme tous les soirs vers 19h il faut aller à San Carlos (premier petit village à 4 km de chez Berger, ça nous permet de faire quelques courses, téléphoner et utiliser internet quand il n’y a pas trop de vent, sinon ça ne marche pas). Avant il fallait que l’on y aille à pied c’était un peu un calvaire tous les soirs pour ceux qui étaient désignés pour y aller, aujourd’hui Guillaume à investit dans un magnifique vélo et avec 18 vitesses SVP.
10 minutes allé, 10 minutes retour contre 40 minutes avant, ça change là vie quand même !!! Surtout quand défois tu te dis « bon allé ce soir on se fait plaisir on prend un petit pack de glaçon pour avoir des aliments au frais pour le lendemain » et après les 40 minutes de marche évidement les glaçons tirent un peu la tronche… mais bon tes content quand même.
Bref les jours à San Carlos sont magiques, chacun sait ce qu’il à faire, personne pour t’obliger à quoi que se soit, des projets et des décisions communes, tout le monde au même niveau hiérarchique, pas un pour dire à l’autre ce qu’il a à faire même si : quelques coups de pressions féminine de temps en temps et oui Rachel fait partie de la maison maintenant et nous avec notre machisme Calédonien on est parfois pas très facile !!! Mais toujours tout dans la bonne humeur…
Ça fait 2 jours que je suis arrivé déjà et aujourd’hui on est le 24 décembre. On est tellement coupé du temps ici chez Guillaume que l’on ne se rend même pas compte que c’est Noel. Le soir nous étions invités chez Victor, Yolanda (sa femme) et Omar (leur fils) à venir manger avec eux.
On décide d’aller à Cafayate (village situé à une vingtaine de kilomètres de chez Guillaume) au moins on pourra acheter de meilleures choses à manger et surtout pouvoir trouver des cadeaux pour chacun d’entre nous… hi hi hi c’est Noel, on a le droit Non !!!
Nous voilà à Cafayate chacun de notre coté évidement car on n’a pas trop envie que chacun voit ses cadeaux à l’avance. C’était trop marrant car en fait Cafayate ce n’est pas bien grand on faisait que de se croiser les uns les autres dans les magasins.
Moi c’est simple y a personne qui est rentré dans mon magasin ça ne les intéressait pas le mien, j’ai trouvé la caverne d’ali baba des feux d’artifices et des pétards mammouths, j’étais comme un fou, même les Argentins réputés pour aimer ça, n’en revenais pas de tout ce que j’ai acheté. Un vrai GOOOSSEEE !!!! J’ai quand même trouvé des cadeaux pour Rachel, un jeu d’échecs et Guillaume une petite paire de jumelle pour qu’il puisse contempler ses montagnes.
Après avoir passé un peu de temps dans la montagne je retourne donc à Mendoza pour y passer quelques jours avant de normalement rejoindre mon pote français à Bariloche. La première mission qu’il fallait que j’accomplisse, était de trouver rapidement un kiné ou un osteo car depuis 2 jours j’ai le coup complètement bloqué et ça fait trop trop mal. Après 2 heures de bus interminables pour rejoindre Mendoza, on arrive enfin à la gare, je me présente dans une pharmacie en expliquant, en faisant quelques gestes toujours, car les termes médicaux en Espagnol c’est pas trop ça ! Chance pour moi je ne suis pas obligé de traverser toute la ville avec mon gros sac, le kiné est juste à 2 Cuadras. Je me présente en expliquant que je reviens de la montagne et que j’ai très mal au coup et qu’il faut faire quelques chose pour me sauver ?? Je les fait bien rire avec mes expressions de débutant et mes mimiques, en général ça marche quand ils commencent à rigoler ils ne te laissent pas dans la merde, mais la si !! Le kiné commence à m’expliquer qu’il faut que je prenne d’abord RDV avec un médecin qui me fera une ordonnance puis après il me faut prendre un RDV avec eux… (Ce qui est normal à vrai dire car en France c’est la même histoire). Je sais pas comment j’ai réussi à faire craquer la kiné mais je pense que c’est quand j’ai pris ma tête de chien battu à un moment, elle a du avoir pitié de moi. Elle me dit « bon Ok mais seulement dans 3h car là j’ai trop de monde »
J’ai pas fais le difficile à ce moment !! Je saute dans un taxi pour rejoindre mon hôtel afin que je puisse poser mon sac qui me fait terriblement mal au dos. Par chance, il y a beaucoup moins de touristes que la dernière fois à l’hôtel, j’arrive même à avoir un dortoir pour moi tout seul.
Arrive 15h, je file chez le kiné, il me reçoit généreusement, on discute, l’ambiance est très décontractée, malheureusement pour moi ce n’est pas la kiné qui ma masse mais UN KINE ;-(
Après une heure de massage, il a réussi à m’enlever la douleur, je n’y crois pas mes yeux car j’étais vraiment bloqué et pensais que j’allais devoir revenir plusieurs fois.. Je passe à la caisse en me disant que j’allais payer le prix fort car je suis touriste, eh ben non, le petit massage de 1h m’aura couté 10 € ce qui est tout de même assez cher pour ici. L’assistante me demande si je souhaite revenir demain ? Pour tout vous dire je n’ai pas hésité une seconde..
Bref, je suis content car je m’en sors plutôt bien de cette histoire. Maintenant il faut que je prenne mes billets pour Bariloche pour rejoindre mon ami mais avant je vais quand même m’assurer qu’il ai répondu à mon mail lui demandant où il était exactement. Finalement j’ai bien fait de regarder avant car il m’annonce qu’il est rentré en France depuis une semaine.. ben heureusement que je ne m’y suis pas pointé car après 20h de bus te dire que tu vas passer les fêtes tout seul, ça met un coup au moral quand même.
Du coup comme après Bariloche j’avais prévu d’aller en Bolivie (car j’ai fait une croix sur le Brésil finalement, faute de temps et de budget) je préfère passer les fêtes à Cafayate chez mon pote Berger où j’avais déjà passé un de mes meilleurs moments à mon arrivée.
Je passe 2 jours à Mendoza, le mercredi soir il y a des concerts et des danses folkloriques organisées sur la Plaza Independencia. Tiens les danses que je vois me rappellent étrangement celles que j’avais appris à danser à Cacheuta. Ça me fais plaisir de revoir ça, car je repense aux musiciens avec qui j’avais passé une super soirée. Je rentre à l’hôtel pas trop tard histoire d’être en forme pour prendre le bus qui m’amènera à Cordoba. Finalement en allant a l’hôtel, je croise un pote que j’avais rencontré dans les montagnes en marchant il me propose d’aller boire un verre, on rentrera à 6h du mat’ et j’ai mon bus a 9h.. aie aie aie ça pique..
12h de bus pour rejoindre Cordoba, avec 2h de retard c’était horrible mais j’arrive quand même, c’est le principal. Je file à l’hôtel, discute 1h avec les potes de l’hôtel que j’ai rencontré lors de mes premiers passages et vais me coucher.
Je suis content d’être à Cordoba même si c’est la troisième fois, c’est une ville que j’aime beaucoup.. Je pense prendre un bus lundi pour rejoindre Cafayate mardi. Donc Berger si tu me lis, prépare l’arrivée du Slip Jaune.. eh eh eh
Après une bonne journée de bus pour faire 60 bornes car beaucoup et beaucoup et encore beaucoup d’escales, j’arrive enfin à Postrelios, je demande au chauffeur si c’est bien ici, il me dit que oui. Je descends du bus, seul évidement, car personne ne descend ici généralement et la rien !!! En fait Postrelios c’est juste un nom donne à un endroit et j’y suis comme un con. Je cherche désespérément quelqu’un qui pourra me renseigner sur ou dormir, chance je vois un mec dans sa maison qui regarde la télé, je toc à sa porte, il m’accueille en me faisant rentrer dans sa maison et je lui demande où je peux dormir ? il m’indique un hôtel mais qui est à 20 km d’ici seulement et le prochain bus ne passe que demain ou je ne sais pas quand (je ne comprends souvent pas tout aussi il faut dire et j’opte souvent pour l’option mimiques et gestes ça marche bien en général et je commence à être calé maintenant. Deuxième option c’est tu mets des O ou des A à la fin de tes mots ça marche aussi)
Bref le mec il me dit t’inquiète Chico j’ai un pote tu lui files 15 pesos et il te dépose (15 pesos égale à 3 €) j’étais trop heureux qu’il me trouve une solution et le pire c’est qu’il était encore plus content que moi d’avoir pu m’aider, trop cool les mecs ici !!!
Après 20min de voiture j’arrive à l’auberge de jeunesse, c’est un Français qui l’a tient depuis 5 mois, il est tout seul et à l’air content de me voir. Apparemment il n’y a pas grand monde qui passe dans le coin, je le comprendrais plus tard puisque j’y resterai toute la semaine, seulement un Suisse viendra passer 2 nuits. Autant dire que c’est pas ici que je me ferai emmerder par des touristes en quête de boites de nuit !!!
On discute une petite heure avec Pascal (le gérant) le temps de faire un peu connaissance et je pose mes affaires dans ma chambre.

Le coin est super bien entretenu, Pascal adore jardiner, il y a des petits coins pour faire des feux un peu partout autour de la maison, tout est construit en bois.

La maison ressemble fortement aux chalets de montagne que l’on trouve en France et c’est normal ici on est à 2000m d’altitude.
Déjà l’air commence à manquer et je le sens quand je remonte à pied d’être aller chercher du pain, je remonte la bouche grande ouverte.
Le premier soir je vais me coucher à 22h je suis mort et le lendemain je prévois une balade dans les montagnes autour de la maison.
Levé 7h du mat je déjeune avec Pascal, Café et tartine au Dulce de Leche, et me voila parti pour la montagne avec Lola la chienne de Pascal qui me rassure beaucoup sur la balade d’ailleurs car je n’y connais rien àla montagne et ici tous les sommets culminent en moyenne à 5000m, il y a de la neige partout et j’ai pas trop envie de passer la nuit dehors. Par précaution je prends quand même mon duvet et des affaires chaudes au cas où (et surtout un briquet, histoire de claquer un gros feu si je suis perdu).
On marche toute la journée avec Lola dans des paysages à couper le souffle.

(c’est le cas de le dire car je l’ai eu quelques fois LONGIN) on monte une première colline et après on longe toutes les crêtes de montagne pour arriver à une dernière qui doit culminer à 3000m, déjà pour une première je suis content de moi.

Malheureusement pour les photos c’est mort, je suis deg mon appareil photo a pris l’eau il est rempli de buée et ne fonctionne plus. Pour un appareil qui est censé fonctionner sous l’eau !!! Merci Olympus…
Bon c’est pas grave ça reste dans la tête tout ça. On croise pas mal de chevaux sauvage avec leurs poulains, beaucoup de vaches et pas mal d’aigles des montagnes.
Je rentre en milieu d’après midi juste avant que le mauvais temps arrive. OUFFFF
En fin d’après midi, pendant que l’on joue aux échecs avec Pascal, un Suisse arrive seul, trempé de la tête aux pieds, il vient d’arriver en Argentine depuis 4 jours et est ici seulement pour 1 mois, juste pour faire du trekking. C’est le Paradis de la marche en montagne dans ce coin, des personnes du monde entier viennent pour gravir les montagnes de la Cordillère.
Le lendemain matin je pars avec le suisse qui s’appelle Daniel pour aller à une cascade perchée à 3500m. Il a du rigoler le mec car au début je cavalais comme un cerf mais après passé la barre des 3000m je faisaiz plus trop le cerf et il se foutait de ma gueule.

En gros j’en ai bien chié mais les paysages une fois arrivé en haut, en valaient bien la peine.

Le sourire du cerf une fois arrivé en haut…

La cascade, on dirait pas mais elle fait 80 m quand même.

La cascade vue de loin, fin loin…

En gros j’étais venu à Potrellios pour 2 jours seulement et j’y suis resté finalement 1 semaine tellement le cadre était magnifique. Aujourd’hui on est lundi 14 décembre je suis à Uspallata encore dans les montagnes mais je pense prendre un bus demain matin pour retourner à Mendoza et ensuite prendre un autre bus (20h) pour rejoindre Bariloche qui est le royaume des lacs, ou j’espère y faire un peu de pêche à la truite et me faire quelques BBQ… Eh eh eh.
La suite des évènements se fera donc à Bariloche….
Après 1h de bus j’arrive enfin à Cacheuta, l’hôtel où j’avais prévu de dormir est complet, c’est pas grave si je ne trouve rien ici je ferai du stop sur la petite route de montagne pour rejoindre l’autre village à 50km d’ici, car il est déjà 16h et il n’y a plus de bus apparemment. Je tente un gite qui m’a l’air assez touristique mais tant pis…

Accueil plutôt chaleureux, tu m’étonnes, au prix de ce qu’il appelle ici Una Cabana (c’est en fait un petit chalet pour 4 personnes qui coute environ 30€ la nuit, pas cher quand on est 4 !!!) et moi je leur annonce que je le prends tout seul, j’ai juste envie qu’on me foute la paix et avoir enfin une chambre tout seul où j’ai personne pour m’emmerder… j’ai pas réussi à leur expliquer ça par contre.
Mais bon je suis au milieu des montagnes, à 50m il y a les sources thermales et je suis seul !!!

Je pose mes affaires, j’en fou partout évidement j’ai la place c’est un chalet pour 4, prends ma serviette et m’en vais me relaxer aux sources d’eau chaude. C’est blindé de monde évidement c’est les vacances mais comme j’y vais en fin de journée et que rare sont les gens qui dorment ici car cher et trop isolé de la ville, les bassins commencent à se vider peu a peu.

Je suis tranquille allongé dans l’eau bouillante en contemplant les montagnes, le pied..
Le soir arrive, après avoir patauge pendant 2 bonnes heures, je mange un peu et couche à 21h, ça faisait longtemps que ça ne m’étais pas arrive cette histoire !!
Matin levé 8h, un café, je fais mon sac et part marcher le long de la route par laquelle je suis venue en bus au milieu des montagnes. Je marche toute la journée sans me poser de questions, juste en admirant.

(petite sieste kanak autour d’un bon petit feu, y a rien de mieux…)

Je rentre en fin de journée au chalet et j’entend un groupe de musiciens qui jouent et qui chantent comme des fous, évidement aimant faire la fête et aimant surtout la musique, je descendz boire une bière avec eux.

Ils sont 5 et m’accueillent super bien, évidement la première question de tout le monde c’est : d’où tu viens ? ça me fait toujours marrer la tête des mecs quand tu leurs dis Nueva Caledonia, alors soit ils tirent une gueule que t’as compris que c’est bon il faut faire un dessin, soit ils disent Ahhhhh Si !!! et quand tu leurs demandes c’est ou ? ils te répondent No Se … LOL

Brefff on passe une soirée de fou à chanter et même à danser les danses Folkloriques d’Argentine c’est énorme on rigole toute la soirée.

C’est des personnes que j’aurai bien aimé revoir tellement ils sont sympas, mais malheureusement dans le voyage les amis ça passe et ça repasse, c’est que des moments instantanés et que je sais pertinemment que je ne les reverrai plus car ils ne pourront jamais venir me voir en Calédonie ou en France compte tenu de leurs très faibles revenus.
Couche un peu tard, un peu bourré aussi et levé tot pour prendre le premier bus de 9h du mat qui me conduira à Postrelios à 60 km d’ici encore plus dans les montagnes en allant vers le Chili.











